Ripple-Marks - roman
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.

Cette chronique romanesque révèle à la fois la modernité et l’humanité prédémocratique d’un citoyen engagé et d’un musicien de génie, dont le talent et la modestie ont été les seuls gages de la longévité de son œuvre. Un livre passionnant !
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Grâce à la magie d’une écriture sinueuse qui emprunte à tous les registres, le lecteur est peu à peu envoûté par ces descriptions de rivière et de bocage où semble traîner quelque sortilège.
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Voici des « mœurs bruxelloises » mises en scène au travers des rapports entre les familles Kaekebroeck, Mosselman, Rampelbergh, Posenaer et autres habitants du « bas de la ville », héros pittoresques, croqués avec une grande dextérité.
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Des portraitistes, tels que François-Joseph Navez, expriment déjà une vertu morale, sur laquelle on construit une société, dont le citoyen (ou bourgeois libéral) est l’élève modèle. Ce nouvel homme (ou cette nouvelle femme) a acquis plus de pouvoir d’achat, il (ou elle) se promène sur un trottoir surélevé, sous la lueur d’un lampadaire, et aime son portrait peint qui, plus tard, deviendra une photographie. À la fin du xviiie siècle, ont introduisit les panneaux de rues et les numéros de maisons. On se sent en route pour une longue période de « progrès », il ne semble y avoir aucune limite à la croissance.
En savoir plusSamsa sprl est une maison d’édition bruxelloise à caractère littéraire, elle publie essentiellement de l’Histoire et de la Littérature, qu'il s'agisse de rééditions patrimoniales, d'ouvrages poétiques ou de romans contemporains… Elle est active depuis août 1999.
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Les diplomates sont rarement maîtres tailleurs. Ils préfèrent rapiécer. En l’occurrence, ils commencèrent par mettre des pièces avant que d’y aller avec les grands ciseaux. En 1814, ils ont accommodé à leur goût les provinces du Hainaut et de Namur – on se demande bien pourquoi – mais l’année suivante ils se ravisent et remettent le tout dans son état primitif.
L’appétit de la Prusse incite ses alliés à la contrecarrer de leur mieux ; aussi, pour l’éviter sur la Meuse, quelques lambeaux de la Saxe et de la Pologne lui sont-ils tendus.
Et c’est ainsi que les diplomates, faisant alterner les sourires et les froncements de sourcils, arrivent à confectionner le nouveau royaume. À un détail près. Comme ils n’en viennent pas à bout, ils font de Moresnet, le patelin contesté, une zone neutre, abandonnant aux chancelleries le soin de trouver une solution.
Marie de Hongrie est une femme énergique, mais non point une forte tête à la manière de la tante Marguerite, peu encline à faire ce qui ne lui plaisait pas. Faisant fi de ses propres idées, la nouvelle gouvernante sera la fidèle servante des volontés de son frère. Soupçonnée un temps de sympathies luthériennes, ami d’Érasme et, somme toute, plutôt tiède en matière religieuse, elle ne fera rien pour adoucir les terribles placards de Charles Quint ; aussi les inquisiteurs, sous son règne, sont-ils pleins d’allant et d’ardeur au travail.