De ses croissances à ses régressions, de ses enjeux à ses défaites, vous tenez entre les mains le Radeau de la Méduse sur lequel s’est peut-être réfugiée l’obsolescence programmée d’un modèle de société sans issue. On assite à une dialectique historique qui oscille entre Géricault et l’infini.
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1933.
Albert Ayguesparse nous livre notamment une vision lucide de la genèse et du destin de nos sociétés capitalistes occidentales. On est frappé, à la lecture de son essai, tant on se dit qu’il aurait pu être écrit hier, sans y déplacer une virgule. On croit y deviner déjà comme des populations de « gilets jaunes », les manques et les besoins insondables d’un système économique emballé où le libre arbitre et l’humanisme n’ont plus vraiment voix au chapitre, où l’arbitraire et la croissance infinie – dans un monde pourtant fini – règnent en maîtres.
Il ne manque rien, sinon peut-être ce qu’Ayguesparse ne pouvait escompter au moment où il écrit, à savoir les Identités meurtrières (1998) et Le Naufrage des civilisations (2019) d’Amin Maalouf, qui pourraient s’accrocher de manière redoutable à la suite de Magie du Capitalisme (1933) d’Ayguesparse.
De ses croissances à ses régressions, de ses enjeux à ses défaites, vous tenez entre les mains le Radeau de la Méduse sur lequel s’est peut-être réfugiée l’obsolescence programmée d’un modèle de société sans issue. On assite à une dialectique historique qui oscille entre Géricault et l’infini.
Albert Ayguesparse (1900-1996) est l’auteur de romans (dont Notre ombre nous précède, prix Rossel 1952), de nouvelles, d’essais et d’une bonne vingtaine de recueils de poèmes qui le situent au premier rang de la poésie internationale. Élu en 1961 à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, il fut également le directeur de la revue Marginales de 1945 à 1991. Il a reçu, entre autres, le grand prix de Poésie Albert Mockel et le prix quinquennal du couronnement de carrière.
En savoir plusAlbert Ayguesparse (1900-1996) est l’auteur de romans (dont Notre ombre nous précède, prix Rossel 1952), de nouvelles, d’essais et d’une bonne vingtaine de recueils de poèmes qui le situent au premier rang de la poésie internationale. Élu en 1961 à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, il fut également le directeur de la revue Marginales de 1945 à 1991. Il a reçu, entre autres, le grand prix de Poésie Albert Mockel et le prix quinquennal du couronnement de carrière.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Le livre, tel une perle dans un écrin lyrique, se parcourt avec bonheur et nous rend plus proche ce magnifique chanteur universellement admiré. On y découvre la relation fusionnelle qui unit les héros d’opéra, leurs chants et l’homme qui leur prête sa voix.
Nous savons que les hommes remarquables et les personnages qu’ils incarnent ne meurent jamais tout à fait. Ces confidences en sont la preuve. « Nous n’existons que par ce que nous faisons », disait-il. José Van Dam a mis le point final à ce livre, avant de sortir côté jardin, refermant doucement la porte derrière lui, le 17 février 2026. Il nous laisse bien seuls à méditer dans le silence vibrant de ces pages.