On ressent par ailleurs davantage que ce qui est dit, mais nous sommes impuissants à l’exprimer. On utilise des mots creux qui nous frustrent, mais se taire est bien pire. Le silence précipite les mots dans l’oubli ? Où peuvent-ils bien se perdre si ce n’est entre une bouche et une oreille ? Aimer les mots, c’est aimer la langue, comprendre qu’ils sont faibles, c’est chercher à les utiliser…
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Les mots sont décevants et, pourtant, on passe notre temps à les torturer. On les dispense à qui veut bien les entendre. On enchaine les syllabes qui, à elles seule, ne signifient rien, mais qui, bout-à-bout trouvent leur sens. On chuchote, on parle, on crie, des mots. On les utilise à l’envers ou à bon escient. On confond deux termes similaires ou on en éructe deux qu’on croit différents. On en préfère certains au détriment d’autres qu’on ne trouve pas assez pertinents. On en choisi d’obscures pour montrer à quel point on est intelligent. Ils s’écoulent de nos bouches comme des rivières et, pourtant, ils ne nous satisfont jamais. En fait, on aimerait en dire davantage que « je t’aime » ou « je te hais ». On ressent par ailleurs davantage que ce qui est dit, mais nous sommes impuissants à l’exprimer. On utilise des mots creux qui nous frustrent, mais se taire est bien pire. Le silence précipite les mots dans l’oubli ? Où peuvent-ils bien se perdre si ce n’est entre une bouche et une oreille ? Aimer les mots, c’est aimer la langue, comprendre qu’ils sont faibles, c’est chercher à les utiliser…
Lilou Verdussen est une jeune étudiante en Sciences de l’éducation et de l’Enseignement, professeure de Sciences humaines. Elle est polie, souriante, motivée et créative. Elle vit à Mons mais, surtout, elle écrit et participe à des déclamations.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
On ressent par ailleurs davantage que ce qui est dit, mais nous sommes impuissants à l’exprimer. On utilise des mots creux qui nous frustrent, mais se taire est bien pire. Le silence précipite les mots dans l’oubli ? Où peuvent-ils bien se perdre si ce n’est entre une bouche et une oreille ? Aimer les mots, c’est aimer la langue, comprendre qu’ils sont faibles, c’est chercher à les utiliser…