Du 1er janvier au 31 décembre, le présent almanach – mémoire de l’avenir ? – est à lire en continu, les dates formant les blocs de réalité d’un escalier à gravir marche après marche. Il n’y a pas ici de tromperies liées à la fiction laquelle reste dépassée par la réalité. Tout est réel ici. L’imaginaire peut attendre.
Il y sera fait moins de place aux faits et gestes politiques et militaires qu’aux nombreux témoignages d’écrivains, de peintres, de musiciens, de cinéastes, de poètes, de savants et de philosophes tout au long de l’année. Cet almanach se lit comme un roman…
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Samedi 2 septembre 1939. Les Parisiens quittent la ville. Ils empruntent les « trains d’éloignement », mis en service par la S.N.C.F.
L’homme est le seul animal qui en fait souffrir d’autres sans autre but que celui-là, affirmait Schopenhauer en plein xixe siècle.
S. Zweig : C’est de nouveau la guerre, une guerre plus terrible et plus étendue que jamais guerre ne l’avait été sur la terre. Debout dans la chambre devenue tout à coup extraordinairement silencieuse, nous nous taisions et nous évitions de nous regarder. De l’extérieur nous parvenait le gazouillis insouciant des oiseaux qui, dans leurs libres jeux amoureux, se laissaient porter par le vent tiède, et les arbres se balançaient dans la lumière dorée comme si leurs feuilles aspiraient à se toucher tendrement, telles des lèvres. Une fois encore, elle ne savait rien, la vieille mère nature, des soucis de ses créatures.
Marc Lobet, né à Bruxelles en 1939, est un réalisateur belge, diplômé de la Cambre (Bruxelles) où il coréalise Masques avec Jean-Marie Buchet. Il devient chargé de cours de réalisation à l’IAD. Mandaté pour diriger une maison de production (Les Films de l’Orbais), il réalise des émissions pour la télévision, des reportages, de nombreux films ramarqués. Il a reçu le prix Sander Pierron pour son récit Le Naufrage de l’hippocampe. Il est le fils de l’écrivain Marcel Lobet.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Le livre, tel une perle dans un écrin lyrique, se parcourt avec bonheur et nous rend plus proche ce magnifique chanteur universellement admiré. On y découvre la relation fusionnelle qui unit les héros d’opéra, leurs chants et l’homme qui leur prête sa voix.
Nous savons que les hommes remarquables et les personnages qu’ils incarnent ne meurent jamais tout à fait. Ces confidences en sont la preuve. « Nous n’existons que par ce que nous faisons », disait-il. José Van Dam a mis le point final à ce livre, avant de sortir côté jardin, refermant doucement la porte derrière lui, le 17 février 2026. Il nous laisse bien seuls à méditer dans le silence vibrant de ces pages.